
La maternité m’a formée à voir la vie autrement...

En mettant au monde la créativité des autres, je me suis construite.
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Christine Gavillet
Une femme orchestre sans fanfare
« En 1987, j’ai rencontré l’homme de ma vie. Les enfants sont arrivés les uns après les autres. Pendant ma première grossesse, j’ai participé à l’élaboration de plusieurs projets, une comédie musicale et une fête pour deux mille personnes. La maternité m’a formée à voir l’existence autrement : j’ai guéri des émotions qui me submergeaient. La construction de la famille m’a ancrée dans la matière. La disponibilité à l’autre, à mon mari, à mes enfants m’a permis de m’incarner.
« Les artistes suivent souvent un rituel pour entrer en contact avec l’inspiration. Pour ma part, j’ai toujours associé mon métier au protocole religieux ; j’aspirais à le vivre tel un art sacré. Une fois installés en Haute-Savoie, mon mari m’a encouragé à animer des stages. Il a vu juste. En mettant au monde la créativité des autres, en les accouchant de leur imagination, je me suis construite. Selon moi, les choses ne viennent que de l’intérieur de soi, de l’acceptation de ce que la vie nous présente. Grâce à cette façon de voir, j’ai renforcé ma confiance en moi. »
Christine Gavillet explique la dynamique de ses formations, ses techniques de respiration, sa méthode qu’elle souhaite ludique. Elle me parle de ses stages d’éloquence, de ses écritures de spectacle sur mesure, une prestation qui permet à des particuliers d’offrir un cadeau original ou de créer un événement singulier. Diserte, le visage éclairé par l’enthousiasme, elle évoque ses spectacles. A sa suite, je pars dans des univers différents. Soudain, comme enivrée par son discours, elle s’arrête et sourit. Le silence s’installe. La conversation se poursuit autrement, au-delà des mots. Il en est ainsi avec Christine Gavillet. Comme elle l’a dit, la vérité vient de l’être et de sa faculté de retranscrire cet état d’être avec sincérité. Telle qu’elle est. Côté cour, au théâtre. Côté jardin, dans la vie.
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